Il y a quelques années encore, lorsque j’ai créé EmmeneTonChien.com puis le label QUALIDOG, il fallait convaincre les professionnels et les destinations que les vacanciers avec chien représentaient une véritable clientèle touristique.
Il fallait expliquer, démontrer, rassurer… parfois presque prêcher la bonne parole !
Aujourd’hui, la situation a radicalement changé. Le canitourisme est devenu un sujet incontournable. Les initiatives se multiplient, les territoires s’interrogent et les professionnels cherchent de plus en plus à mieux accueillir cette clientèle.
C’est une excellente nouvelle. Mais ce succès nous amène désormais à franchir une nouvelle étape : passer des initiatives isolées à des stratégies territoriales structurées, cohérentes, visibles et mesurables.
C’est précisément l’ambition des premières Assises nationales du Canitourisme, organisées les 25 et 26 novembre 2026 à Nantua, en collaboration avec l’Office de Tourisme du Haut-Bugey, première Destination QUALIDOG de France.
Pour cette première édition, nous avons fait le choix de réunir en priorité les offices de tourisme déjà engagés dans la démarche Destination QUALIDOG.
Pourquoi ? Parce que cette démarche est encore pionnière et qu’avant d’ouvrir largement les Assises à toutes les destinations qui souhaitent développer le canitourisme, nous voulons commencer par travailler avec celles qui expérimentent déjà ces stratégies sur le terrain.
Ces deux journées seront un véritable laboratoire de travail collectif du canitourisme.
Table des matières
Le canitourisme n’est plus un marché à démontrer
Les chiffres confirment l’importance prise par les animaux de compagnie, et plus particulièrement par le chien, dans le quotidien et les choix de vacances des Français.
Selon le dernier baromètre FACCO-ODOXA, 61 % des Français possèdent au moins un animal de compagnie. Parmi eux, 30 % possèdent un chien et 39 % un chat. La France compte désormais 75 millions d’animaux de compagnie, dont 9,6 millions de chiens.
Dans le même temps, le baromètre réalisé par l’Institut CSA pour la Centrale Canine révèle que 76 % des possesseurs de chiens partent en vacances avec leur compagnon. Il montre également que 72 % des Français souhaitent que les chiens soient davantage acceptés dans les hébergements touristiques.
Le chien influence le choix de la destination, de l’hébergement et des activités sur place.
Le sujet ne concerne plus uniquement les hébergeurs acceptant les animaux. Il doit être intégré aux réflexions des territoires en matière de développement de l’offre, d’information touristique, de qualification des données, de communication, d’aménagement et d’observation.
La question n’est plus de savoir si cette clientèle existe. Elle est de savoir comment l’accueillir sérieusement et transformer son potentiel en véritable levier d’attractivité territoriale.
Une première édition consacrée aux destinations labellisées Destination QUALIDOG
Lorsque nous avons imaginé les premières Assises nationales du Canitourisme, nous avions construit deux parcours : l’un destiné aux offices de tourisme déjà labellisés Destination QUALIDOG et l’autre ouvert aux territoires souhaitant découvrir, structurer ou approfondir leur démarche canitouristique.
Pour cette toute première édition, nous avons finalement choisi de commencer par le premier cercle : les destinations déjà engagées dans Destination QUALIDOG.
Ce choix nous permettra d’aller beaucoup plus loin dans le travail collectif.
Pendant les Assises, les destinations pionnières pourront comparer leurs expériences, partager leurs difficultés, consolider leurs actions et travailler sur la mesure des retombées économiques de leur stratégie canitouristique sur leur territoire. Les ANCT leur permettront de continuer à se former et de progresser dans le développement de leur stratégie territoriale dédiée à cette cible de clientèle.
Et ce travail constituera aussi une première pierre pour la suite : les prochaines éditions des Assises nationales du canitourisme ont vocation à s’ouvrir aux offices de tourisme et institutionnels qui ne sont pas encore engagés dans Destination QUALIDOG.
La labellisation Destination QUALIDOG ne consiste pas à installer une gamelle dans un coin de l’office de tourisme ou à publier un guide PDF recensant quelques adresses « chiens acceptés ».
Les destinations accompagnées par les experts de EmmèneTonChien.com réalisent un véritable travail de fond : état des lieux du territoire, validation d’une trentaine de critères, qualification de l’offre, mobilisation des socio-professionnels, création d’outils, production de contenus et promotion auprès des voyageurs avec chien.
Cette démarche représente généralement près de six mois de travail pour les équipes de l’office engagé.
Deux jours pour travailler et construire ensemble
Pendant ces deux journées, nous allons travailler très concrètement sur les grands sujets qui font aujourd’hui la réussite d’une stratégie canitouristique.
Au programme notamment :
- mieux accueillir les visiteurs avec leur chien, dans les offices mais aussi plus largement sur l’ensemble du territoire ;
- réfléchir à la manière de créer ou développer des événements canins capables d’attirer du public et de générer des retombées économiques locales ;
- travailler sur la promotion d’une destination dog-friendly : quels messages, quels contenus, quels canaux et quelles preuves mettre en avant pour être réellement visible et crédible ;
- découvrir et tester le Baromètre national du Canitourisme, un nouvel outil pour évaluer la maturité de sa destination et identifier ses axes de progression ;
- expérimenter un second outil destiné à estimer les retombées économiques générées par les clientèles voyageant avec leur chien.
Deux jours donc pour prendre du recul, confronter les expériences, identifier ce qui fonctionne déjà et ce qui doit encore progresser.
L’objectif : mettre à plat nos pratiques actuelles et imaginer ensemble la suite du canitourisme, avec des stratégies toujours plus structurées, cohérentes, visibles et mesurables.
Deux nouveaux outils pour mieux piloter et mesurer le canitourisme
Ces premières Assises seront aussi l’occasion de présenter deux nouveaux outils structurants développés pour accompagner les destinations dans leur stratégie canitouristique.
Le premier est le Baromètre national du Canitourisme.
Il pourra être utilisé de deux façons :
- par les offices de tourisme qui souhaitent se lancer, comme un véritable outil d’audit permettant d’évaluer leur niveau de maturité, d’identifier leurs forces, leurs faiblesses et les actions prioritaires à engager ;
- par les destinations déjà labellisées Destination QUALIDOG, comme un outil de suivi permettant de mesurer l’évolution de leur stratégie dans le temps, d’identifier les progrès réalisés et de définir leurs prochains axes de travail.
Le second outil sera, lui, réservé exclusivement aux offices de tourisme déjà labellisés Destination QUALIDOG et intégré à notre accompagnement.
Son objectif : leur permettre d’aller plus loin dans la mesure de leur stratégie en estimant les retombées économiques générées par les clientèles voyageant avec leur chien sur leur territoire.
Parce qu’une stratégie canitouristique ne doit pas seulement être visible ou qualitative : elle doit aussi pouvoir être pilotée, suivie et, autant que possible, mesurée dans ses résultats.
Ces deux outils seront présentés et travaillés avec les destinations présentes pendant les Assises afin de les confronter directement à leurs réalités de terrain.
Construire aujourd’hui ce que sera le canitourisme demain
Cette première édition des Assises marque donc une nouvelle étape pour le canitourisme.
Les 25 et 26 novembre 2026, nous commencerons avec les destinations déjà engagées dans Destination QUALIDOG : celles qui expérimentent, testent, rencontrent des difficultés, obtiennent des premiers résultats et font progresser le sujet sur le terrain.
Pendant deux jours, notre objectif sera simple : travailler ensemble pour rendre nos démarches plus cohérentes, plus visibles et plus mesurables, et construire des outils et des méthodes qui permettront de faire progresser toute la filière.
Cette première édition est une étape.
L’ambition des Assises reste nationale et le format a vocation à s’ouvrir, lors de prochaines éditions, aux autres offices de tourisme et institutionnels souhaitant à leur tour avancer sur le canitourisme.
Mais pour construire une filière, il faut bien commencer quelque part.
En 2026, nous commencerons donc avec ceux qui sont déjà en train de l’inventer.